Envie de  gouter leur petits plats, c'est par !

1) Parlez-nous de vous.

Je suis Arthur, je suis associé avec Jean. On a tous les deux fait une école d’ingénieur généraliste à Lille. On était initialement formé au métier du bâtiment et de l’immobilier. On aurait pu bosser pour Bouygues Immobilier mais finalement on a fait un petit virage à 360 degrés. Après une année de césure on a chacun monté des projets qui nous tenaient à cœur en Amérique latine.

Pour ma part je suis parti en Argentine pour monter un projet de rugby pour faire découvrir le rugby et ses valeurs dans les quartiers défavorisés de Buenos Aires et Jean est parti avec son cousin faire un tour de l’Amérique latine où il effectuait des reportages vidéos sur des entrepreneurs sociaux afin de montrer qu’il était possible d’avoir des entreprises qui sont économiquement performantes et qui ont aussi un impact social important et que c’est possible d’allier les deux.

On s’est trouvé tous les deux au retour de cette année de césure avec l’envie de ne pas travailler dans une grosse boite mais de monter notre projet. On était sur la même longueur d’onde. On a postulé tous les deux pour le Master entreprenariat de l’école. Dans ce master on s’est retrouvé et on s’est dit que l’on allait monter notre boite après nos études et c’est à ce moment là que l’on a commencé à travailler sur nos Grands-Mères ont du Talent.

2) Comment vous est venue l’idée de nos Grands Mères ont du talent ?

Lors de ce Master on devait choisir un projet et monter un business plan qui était normalement fictif. Nous on avait en tête dès le début qu’il ne soit pas fictif et donc de gagner du temps puisqu’on était accompagné par des professionnels de l’entreprenariat. On s’est dit que c’était 6 mois de gagnés.

Et à l’origine, on a réfléchi aux valeurs qui nous animaient et à ce qu’on voulait faire. Moi ça faisait longtemps que je voulais monter un projet de restauration et on a décidé de partir sur un projet de food truck tenu par des grands-mères. Finalement l’idée a vachement évolué et on est maintenant une enseigne de restauration qui favorise l’emploi des séniors, ce qui est très différent de l’idée originale. Voilà comment est né Nos Grand-Mères ont du Talent.

3) Est-ce que tu peux nous raconter ta journée type ? Quel est ton emploi du temps aujourd’hui ?

Mon emploi du temps est un peu particulier en ce moment puisqu’on vient tout juste de lancer notre activité et on a des points de vente ouverts le soir dans les gares de la région parisienne, à partir de 17 heures.

Donc notre journée commence à 8h30-9h. On arrive chez Nextdoor. On doit traiter un petit peu tout l’administratif, faire tout ça en début de journée, vérifier les chiffres de la veille, prendre du temps pour réfléchir au développement de la boite et en milieu d’après-midi, on part sur les points de vente pour accompagner nos vendeurs qui sont encore en formation. Donc on fait les ventes le soir et on revient à 22 H chez Nextdoor pour déposer tout le matériel et être de retour le matin.

4) Comment définirais-tu l’aventure start-up ?

Je dirais que c’est des montagnes russes à la fois au niveau du moral, qui monte et qui descend, mais aussi au niveau des sensations où c’est vraiment top. On a de très bonnes sensations, c’est vraiment amusant mais on peut passer par des phases où on est en bas et on peut tout de suite remonter.

5) Pour rebondir là dessus, pour toi, quels seraient les secrets pour s’épanouir dans le travail, pour rester en haut des montagnes russes ?

Je ne sais pas si on peut rester en haut. Je me demande s’il ne faut pas être parfois un petit peu en bas pour se remobiliser et remonter. Mais l’environnement de travail est quand même très important pour être bien moralement. On a beaucoup travaillé de chez nous et c’est compliqué de se motiver quand on est tout seul devant son écran. Je pense qu’avoir des interactions avec des gens, ça aide un petit peu à sortir de sa bulle. Justement si on est en bas et on se rend compte que l’on n’est pas le seul à avoir des problèmes, on relativise un peu. Quand on partage aussi ses victoires avec les autres, ça remonte le moral, ça remonte aussi celui des autres et c’est assez positif.

6) Si tu avais trois conseils à donner à ceux qui se lancent dans l’aventure startup…

– Etre accompagné : partout où on peut trouver de l’aide, des gens experts dans un domaine, des gens qui peuvent nous donner des conseils… Il faut se faire accompagner donc ne pas rester seul.
– S’accrocher : quand on croit fort à son idée, il faut s’accrocher car ça va forcément arriver. Ça peut prendre toujours plus de temps que l’on voudrait mais au bout d’un moment si on y croit et qu’on bosse pour, ça va arriver donc il faut s’accrocher.
– Ne pas hésiter à parler de son projet, tout le temps partout : il y a beaucoup de gens qui ont peur qu’on leur pique leur projet. Et pourtant il n’y a que en parlant à plus de monde possible que l’on va avoir des retours sur son idée, pouvoir optimiser des choses, on va avoir des opportunités qui vont se dégager.

7) Quels sont les challenges auxquels vous devez faire face au quotidien ?

Le gros challenge pour nous c ‘est que l’on a une partie très opérationnelle qui est la vente de plats cuisinés à la sortie des gares, le soir. Le vrai challenge c’est de réussir à dégager du temps pour se concentrer sur le développement de l’entreprise.

8) Pourquoi avez-vous choisi de travailler chez Nextdoor ? Tout à l’heure tu as répondu en partie en disant que c’était difficile de se motiver tout seul derrière son écran et qu’ici il y avait des interactions avec les gens.

Il y a la Playstation avec Fifa. Et ça pour les pauses, un petit PSG – OL entre midi et deux, ça fait toute la différence. 

9) Si tu devais définir Nextdoor en trois mots ?

Convivial, partage et ratatouille.